le goût du jour

Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 02:11

Depuis la naissance de Fils, Blanc Blanc n'avait plus le droit d'entrer dans la maison.

Il restait à la porte, languissant les caresses de sa maîtresse, ces moments langoureux de ronrons sur la poitrine, au creux du bras,
cette façon qu'elle avait de l'appeler en secouant la gamelle de croquettes,
cette façon qu'elle avait de se pencher pour lui caresser le dos rond et doux, 

tous ces poils s'envolaient dans les airs, s'éparpillant comme des...

Et quand elle faisait ça, la maîtresse dégageait son parfum doux et sucré, aux vapeurs de jasmin.

La maîtresse ne dormait plus la nuit, elle regardait fils dormir, surveillait son torse, qu'il monte et qu'il descende aux battements du cœur, être sûre que fils respirait bien dans son sommeil, qu'aucun poil de chat ne vienne perturber la respiration de l'enfant désiré. Et puis Blanc Blanc est parti, comme un mal aimé comme un simple chat et il n'est pas revenu.

La maîtresse s'est inquiétée dès le 1er jour, de ne pas voir Blanc Blanc assis au seuil de la porte. Un peu triste, elle se consolait en se disant que ce n'était qu'un chat, qu'un félin domestique, qu'un petit compagnon de dix années, tout de même, dix années de ronrons, évaporées dans une réalité plus vitale, celle de la maternité, de la naissance, de la santé du petit homme, fils. Les bêtes dehors, c'est plus sain.

La maîtresse épiait le moindre bruit le soir, un chat qui miaule, un chat qui se bat. Un mois plus tard, elle remit au placard la gamelle en inox essuyée et nickel, en murmurant que "qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les hommes", et que Blanc Blanc était bien bête d'être parti comme ça, avec ses traitements de faveurs, quelle ingratitude, et puis elle s'inquiétait, peut-être lui avait-on volé son chat.

Le mois d'après, fils respirait enfin par la bouche, il grossissait comme il fallait, buvait au sein si goulument mais la mère n'en souffrait plus, elle le voyait grandir à vue d'œil, elle lui caressait le duvet brun qui recouvrait son crâne soyeux.

Et puis voilà qu'elle entendit, tôt le matin, des miaulements, qui la menèrent derrière la maison. Un chat, le sien, gisait le ventre ouvert. Une ouverture presqu'au couteau, si droite, c'était peut être un barbelé, mais comment était-ce arrivé? Blanc Blanc avait retrouvé le chemin et il sentait à nouveau le parfum de maîtresse, un parfum doux aux vapeurs de jasmin.

Blanc Blanc portait un collier, qu'il ne portait pas avant. Il avait donc de nouveaux maîtres. La maîtresse prit soin de l'emmener chez le vétérinaire, qui refuse les cartes et les chèques, et qui préconise généralement l'euthanasie à chaque petit accident ou maladie. Là, maîtresse devait casquer, mais ce n'était que du pipi de chat par rapport à la joie que lui procurait le retour de Blanc Blanc. Opération, anesthésie, antibiotiques. Traitement de faveur parce qu'ici les bêtes sont généralement livrées à elles mêmes, sans vouloir généraliser. Dans la salle d'attente, un homme armoire-à-glace, au visage profondément affecté, tatouages ethniques un peu partout, tient dans l'immense paume de sa main, un minou affaibli.


Blanc Blanc s'en est sorti, mais il disparaissait, puis revenait, puis repartait; infidèle.

Alors la maîtresse décidait de glisser, au centre de la boucle de ce collier auquel pendait une petite boule clochette jaune doré, un petit mot enroulé comme un papyrus.

Sur un bout de papier blanc, elle écrivit: "Prenez soin de cette petite créature de Dieu, mauru'uru!", elle roula le papier de 3 centimètres de largeur, sur 5 de longueur, et le glissa dans la boucle en argent.

Et Blanc Blanc disparut à nouveau, pendant de longs mois. Fils touche-à-tout marchait désormais, s'agrippant à toutes les choses vivantes ou pas.

Un lundi matin, à 4h45, la maîtresse entendit Blanc Blanc miauler sous la fenêtre, elle ouvrit la porte au chat, le laissa entrer. Il se frotta à ses jambes et elle se pencha pour le caresser. Elle vit alors que le papyrus de fortune n'était plus du même papier: c'était un papier à petits carreaux. Pressée, elle le sortit de la boucle et le déroula, et lut une écriture difforme, de gros "e", de tous petits "m" et "n":

"Merci madame,

Yuki n'ème pas Blanc Blanc,

garde le,
que Dieu bêni ta mézon
"



Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 20:00

 


PHOTOGRAPHIE DE PURUTAA @ http://tahitinui.blog.lemonde.fr/


Celui qui ne parle pas, couve en lui tout un monde.
Même s'il est fait de bois, de son regard il nous sonde.
Craignez cette icône perpétuée dans le temps,
autrefois sur des trônes, aujourd'hui sur un banc
de sable.
Celui qui ne parle pas, nous observe,
Ecoute défiler sous lui, une tresse de verbes,
Demi dieu vénéré depuis la fin des temps

au mana saccagé par de vils puissants.

Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 21:52

C’est tout à l’égo que le sable s’écoule, en vaguelettes serpentant. Absolument l’égo ne supporte pas d’être effacé par le mouvement de ses vaguelettes, l’homme veut toujours laisser des traces pour dire qu’il est né et qu’il a vécu. Et rien ne désaltère l’égo, même un sirop de grenadine Singapour qui sort tout droit du frigidaire. Ses gouttelettes glissent le long de la bouteille, comme pour narguer le sable ambré pris au piège de la couverture d’un roman qui se nomme : « tout à l’égo ». Le destin des égos s’épuise dans une sécheresse granuleuse, qui roule jusqu’à l’égout, tellement suinte le dégoût des autres. Un peu comme le sable du désert qui n’épongera jamais assez l’eau de pluie, l’égo des uns n’épongera jamais assez l’attention des autres... Pour s’oublier un peu, se protéger des autres, en buvant du sirop de grenadine qui sort tout droit du frigidaire.

Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 07:07

I have a slight taste of Steinbeck’s dust in my life… you know, that kind of dust that opens the journey in the Grapes of wrath.

That kind of dust that moves at any of your pace, that flies through the window, under the door, that touches your face.

It is just here, coming in from outside, coming in your life, adding some more dryness to your heart.

It is just here, sent from nowhere, existing to remind you, how powerless you can be when it stops raining, when the wind blows over and bends all that you could have grown, with the strength of patience and with the strength of dream.

And some people here too, have a slight taste of Steinbeck’s dust in their lives. 

But they keep on walking, they keep on driving on the road, knowing there are things, there are people, they just can’t change. They just have to live with that dust. They share it, it makes life easier.

And it seems like there is just nothing you can do, but keep on walking on the road, or driving a damaged car with that ball of anxiety in your stomach.

But as Steinbeck just wrote, once, I mean, I think I read it once “Faith refired…”… Faith refired at that moment when you would think there is no hope to change, no hope that things would move on.

Dust has the texture of disappointment, or if you prefer, disappointment has the texture of dust.

Dust is neither powder nor ashes, just something in the middle.

And as I walk on the journey of life, dust gets in my shoes and clouds of it, rise up from the ground, as high as my heart, as high as my head. And if you try to run, if you try to escape, there is nothing much you can do, for the fastest you will run, the harder will be the ground, the dustier will be your goals.

I have a slight taste of Steinbeck’s dust in my life. Just so, you know, when some kind of senseless sadness is trapped in the moving sands of one’s loneliness. Powerlessness and exodus are paved with dust, _ exodus, as an errand to the unknown:

But what matters is not to wait for Godot under a tree that could give you bad ideas; what matters is to keep on walking on the road, whatever way you choose and wherever you decide to go. And if you are turning around and around endlessly in your life, you will just have to hang on to something, a song, a memory, a color… something that can never turn into invading dust.

It is just here, sent from nowhere, existing to remind you, how powerless you can be when it stops raining,
when the wind blows over and bends
all that you could have grown, with the strength of patience and with the strength of dream
.

 

 

 

Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 22:21

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix.



"Super Obama" par Brett Klisch (toutes les poupées sur le site www.villagevoice.com )


Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.
Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.


Potter Obama, par Ian Lee sur www.villagevoice.com

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.

Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.




The Patriot, par Justin Volpe sur www.villagevoice.com

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.



Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).

A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

America is in a pickle, par Brian Colin...

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.


... Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.

Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

... A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.



Iconic Obama, par Nelson Asencio...

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

...

Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.
Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
...

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

.... Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.»

Les 45 images en diaporama: click sur http://www.villagevoice.com/slideshow/view/184152/3

Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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