Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 01:49


Vue du ciel, c’est une étoile de sable au centre des flots,

Vue des astres, c’est un grain de sable saisi dans le bleu,

Et vue de mon cœur c’est la terre de l’ancêtre, graine d’Or menacée dans l’espace de la biosphère.

 

Les pieds dans le sable à l’aurore, il marche courbé le long de la plage, à la recherche de mégots. Loin de tout, rien ne se perd et l’on s’habitue parfois au besoin. Au creux de sa paume, il y en a quelques uns, de ces mégots de tabac à rouler, jetés dans le sable dans les moments d’insouciance.

 

Ils sont jaunis et pliés, un peu humide à cette heure matinale.

 

Vivre sur Kauehi c’est vivre au quotidien parce que l'avenir n'est qu'un mur de ciel.

 

Une dizaine de mégots feront l’affaire, après la longue et patiente marche du fumeur Paumotu. De retour au fare, il la retrouve dans la cuisine, elle prépare la pâte à crêpes pour le petit déjeuner, quant à lui, il ramènera du poisson bien frais qu’il nettoiera dans la mer.

 

Il s’assoit tranquillement à table, et dans le silence il récupère le tabac, encore humide, en déchirant le papier à rouler, froissé, plié et jauni. Ensuite, du bout des doigts il fait une petite montagne de ces brins de tabac à rouler. Avec la feuille d’un cahier il récolte, les brins du fumeur, aux odeurs sablées salées. Il s’étire comme un chat, puis il se lève pour prendre la poêle.

 

Une poêle bien épaisse et noire, posée sur des flammes jaunes et bleues. Il attend qu’elle soit chaude, il y jette sa récolte ambrée et secoue bien la poêle. Le tabac s’éparpille et sèche rapidement, une odeur corsée se révèle doucement. Ensuite l’ancêtre prend son papier à rouler, ce papier fin presque translucide qui glisse d’une enveloppe jaune et cartonnée. Il y saupoudre son tabac, puis du bout des deux doigts il roule la matière, pour donner forme à la cigarette.

 

Avec les cœurs de coco macérés et préparés, ils déjeuneront peut-être les pieds dans l’eau, avec dans les yeux ce que Dieu leur a donné, et dans la bouche ce que la nature leur a offert. Ils mangeront tranquillement dans cet espace qui fait croire qu’il n’y a pas de siècle, mais qu’un soleil et qu’une nuit, au milieu desquels se glissent les mêmes horizons. Il aime sa femme et son île, plongés dans le paisible apparent de l’ère du temps.

 

Terre de l’ancêtre, Kauehi ne mérite pas le funeste destin, de disparaître sous des abîmes, dans ce fond profondément océanien. Et cet ancêtre d’aujourd’hui connaîtra-t-il l’exil, ou mourra-t-il avant que ne meurt son île ?

Kauehi terre de l’ancêtre, hôte universelle dans la biosphère, loin de tout, rien ne se perd et l’on s’habitue parfois au besoin. S’habitueront-ils à ton absence, eux qui ne font rien pour te préserver ? L’Atlantide fait rêver mais Kauehi et ces centaines d’atolls auront vraiment existé. Car vue du ciel, c’est une étoile de sable au centre des flots,

Vue des astres, c’est un grain de sable saisi dans le bleu,

Et vue de mon cœur c’est la terre de l’ancêtre, petite graine d’Or menacée par la montée des Eaux, Kauehi.

 

 

Par Ariirau - Publié dans : couleurs et sons de mon île
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 01:38

Ce matin n’est pas un matin comme les autres. Dans la pièce, flotte l’odeur de bougie éteinte, un parfum de fruits rouges de Yankee Candles. Un tapis vert acheté un jour de pluie à Urban Outfitters sur la quatorzième rue à Manhattan, est au centre de la pièce, rectangulaire, telle une petite zone herbeuse qui pousserait sur le parquet ciré. Les chats mis en forme par des brins de Catnip, la suivent jusque dans la cuisine. Elle ouvre son frigidaire Whirlpool couleur inox et sort un sachet de café moulu, Costa Rica corsé, acheté au Starbuck qui fait le coin de la rue.
Pix @ www.businessattitude.fr

Elle remplit le percolateur Cuisinart acheté à Bed Bath and Beyond. Les évènements de la veille ont fait qu’elle avait oublié de le programmer.

 

 Elle va ensuite dans la salle de bain, prendre une bonne douche tiède, et grâce au gel douche gommant à la noix de cacao de Body Shop, produit bio non testé sur les animaux, et à son shampoing lissant régénérant et doux pour le cuir chevelu, à la cerise, de la gamme Aveda, elle va s’imprégner de toutes ces odeurs sensées rassurer le corps et le plonger dans un bien être égoïste mais nécessaire pour être a happy someone, quelqu’un d’heureux.  

 

La femme urbaine se glissera ensuite dans un peignoir en coton blanc de Victoria’s Secret et chouchoutera la plante de ses petits pieds dans des chaussons fantaisies grenouille de GAP, offerts par sa grand-mère noël dernier. Après avoir savonné son visage avec le savon pureté Clinique, nettoyé son visage avec la lotion pureté Clinique, mis sa crème de jour SPF 15 hydratante peau mixte Clinique, en promotion à Century 21 au sud de Manhattan, elle se sentira bien et belle peut-être.

 

Elle brossera ses dents grâce à la brosse à dents électrique Oral B conçue après de longues recherches en laboratoire, pour apporter un soin maximal à l’émail de la dent sans abîmer la gencive par ses frottements, une pâte dentifrice bio de Tom’s of Maine fera l’affaire et grâce au fil dentaire extra mentholé et ciré Crest Glide, elle va pouvoir nettoyer et renforcer sa gencive. Elle prend bien soin de suivre les conseils de sa dentiste : une fois le fil dentaire passé entre les dents, il faut le tourner sur lui-même, ne pas agresser la gencive. Elle sourit de tout son émail dans son miroir, déco rétro, acheté le mois dernier au magasin Anthropology, elle a tout pour être heureuse, tout particulièrement ce matin, elle est a happy someone.

 

Ensuite après s’être servie son café au lait, parfumé par le lait écrémé en poudre parfum noisette Daily Creamer, elle se dirige dans le salon et allume la télévision écran plasma plat de Sony, elle tombera sur Fox News, zappera pour tomber sur Jay Leno le présentateur au menton fossette, au visage ovale, à la mâchoire musclée qui semble dire qu’il a grandi en mâchant des chewing-gums épicés à la cannelle Dentine actuellement en promotion à la superette Duane Reade du coin. Elle s’assoit devant son ordinateur portable DELL, toujours en veille, elle a hâte de revivre les instants de la veille, en lisant la presse nationale et internationale. Elle file sur le site du Village Voice, sur CNN, sur Fox News, sur The New Yorker pour y regarder les dessins, les photos qu’elle va télécharger rapidement. Elle est tout particulièrement heureuse, ce matin là, elle est a happy someone.

 

La femme urbaine ne voit pas le temps passer, elle est entourée de plein de choses qui lui font oublier ce temps. Le produit révolutionnaire StriVectin que l’on peut se procurer au magasin Sephora sur Broadway Avenue, permet désormais à toutes les femmes de réduire définitivement toutes ces rides qui saccagent leurs fronts, plus besoin de passer par la piqûre de l’esthéticien médecin, le monde est merveilleux. Et s’il peut coûter un peu cher, il y a toujours Visa Capital One pour résoudre momentanément les petites douleurs au portefeuille en cuir brun de Target.


La femme urbaine, ce n’est pas une vieille fille coincée dans un petit trou, dans une immense ville de plus de sept millions d’habitants. Elle est entourée de toutes ces choses qui la relient aux autres, qui possèdent pareillement les mêmes choses, tous les jours. Avec les autres, elle a suivi l’investiture du Président. La joie était collective, elle traversait les murs, les appartements, la joie traversait les immeubles, certains la vivaient sur le trottoir, le Iphone en mains ; elle était là et au dessus de chez elle, un trio suivait tout à la télévision.

 

Etendue dans son fauteuil livré par IKEA, la femme urbaine est particulièrement heureuse ce matin là. Elle boit une gorgée du café corsé adoucit par la noisette, et elle regarde Obama se déplacer au milieu de la foule. Elle est quelqu’un d’heureux, une îlienne urbaine de Manhattan, elle est a happy someone.

 

Et elle n’a besoin de rien d’autre pour se sentir bien dans sa peau.

 

Heureusement.

Par Ariirau - Publié dans : nouvelles
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 22:21

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix.



"Super Obama" par Brett Klisch (toutes les poupées sur le site www.villagevoice.com )


Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.
Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.


Potter Obama, par Ian Lee sur www.villagevoice.com

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.

Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.




The Patriot, par Justin Volpe sur www.villagevoice.com

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.



Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).

A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

America is in a pickle, par Brian Colin...

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.


... Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.

Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

... A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.



Iconic Obama, par Nelson Asencio...

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

...

Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.
Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
...

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

.... Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.»

Les 45 images en diaporama: click sur http://www.villagevoice.com/slideshow/view/184152/3

Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 04:16
C'est par le trou de la serrure que se dévoile une existence. Ma brosse à dent se colle à la tienne, ça manque d'hygiène. Trois brosses à dent sont dans le verre pourtant on vit à deux. Celle qui est dans son coin, est aussi la mienne, celle d'avant toi, que je n'ai pas balancée, je me demande bien pourquoi. Sans doute par masochisme, j'ai besoin de conserver des objets de ma vie de célibataire, je ne suis pas psy, je ferais mieux de me taire.

Tous les écrivains regardent par le trou de la serrure. Certains observent sans envier et d'autres vivent pour ensuite mieux raconter. Je ne suis pas du genre à regarder par les trous des serrures. J'aime expérimenter pour être plus sincère dans l'écriture. De ce côté ci, la vie m'a gentiment comblée, de solitude, d'incompréhensions, et de méchancetés. Mais aussi de plaisirs et de gentillesse. Je n'ai pas vraiment eu besoin de regarder par le trou de la serrure.

Pourtant, c'est par le trou de la serrure que se dévoilent délicieusement nos existences. Je me pose la question de savoir s'il existe des anges qui se promènent dans les coins de notre atmosphère. S'ils nous épient, s'ils partagent nos fous rires et nos peines. S'ils est possible de s'émouvoir, sans tout voir, par le trou d'une serrure.



Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 22:07
Par Ariirau - Publié dans : couleurs et sons de mon île
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