Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 00:22

Il y a un Dieu qui vit en chacun de nous. La tradition n'est pas obsolète, elle se tisse, elle nous tient, elle nous rattache à cette vie remplie de choses modernes "qui se pensent", mais qui nous servent à quoi?

Pourquoi Tera'ituatini ne mourra jamais, parce que ses textes ne sont jamais désuets. Ils pavent ces voies/ voix de la tradition. Cette tradition dont il parle et qu'il défend, elle est si moderne, si actuelle, que même un texte qu'il a écrit en 1993 est encore aujourd'hui d'actualité.

Ce recueil est disponible sur www.manuscrit.com il contient des textes et des poèmes écrits entre 1992 et aujourd'hui.

Une réflexion sur la Santé traditionnelle ou sur notre rapport au touriste et ce qu'il représente dans nos vies. Nous sommes dans une situation hétéroculturelle, où la culture se vend et exige des comportements qui ne sont pas délibérés.

Des poèmes s'adressent à nos coeurs, à nos âmes.

La plume s'affine et s'affute au fil des ans.

Il faut lire Pambrun aujourd'hui et ne pas attendre demain. Société bipolaire qui loue le modernisme, la technologie, la consommation de masse, et qui refoule le tout en le trouvant malsain.

Au travers du petit écran télé, tu regardes ce que tu n'as pas et ce que tu ne posséderas jamais.

Et l'identité? Elle n'est plus seulement "tahitienne", elle est aussi paumotu, marquisienne, elle se fragmente enfin dans la réalité, quand l'exotisme avait tout collé ensemble, cocotier, vahine et Bounty. Non, l'identité n'est plus seulement "tahitienne".

Pluriethnique, joli mot que l'on retrouve depuis 4 ans à toutes les sauces, mais que Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun défendait déjà, il y a 17 ans.

Et ses poèmes:

L'Esprit du Savoir

 

Heureux le récitant qui sait la Tradition;

quand les dieux sans âge trottinent sur sa langue,

Les visages s'éclairent dans la nuit et tanguent

Sur l'eau des légendes et des prémonitions.



Jean-Marc Tera'ituatini PAMBRUN dédicacera "Les Voies de la Tradition", le samedi 20 décembre, de 9 h à midi, à la Librairie Odyssey.



Par Ariirau - Publié dans : culture 2008
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 23:59


Penses- tu, un jour, traverser les deux mondes, être emprisonnée au milieu d'eux. Entre le mouvement et l'immobilité, penses-tu trouver un jour, la liberté?
Observe bien ton pays, écoute le quand il te parle. Ton pays n'est pas une carte postale, il n'est pas une couleur de peau, ni une simple langue qui se mâche sous un drapeau.
Ton pays, c'est plus que ça. Deux mondes se touchent et deux temps s'y pressent.

Dans les silences, quand tout s'efface et que tu es seule au centre de lui, observe bien ton pays, écoute le quand il te parle, et tu sentiras les parfums de leurs vies.

Tout est si clos, les murs de vert pourraient même te faire croire qu'ici, il n'y a jamais rien à faire. Pourtant deux mondes se touchent et deux temps se pressent
.
Et le peu'e prend forme entre tes mains,
pour accueillir
ton avenir, celui de tes enfants, celui de leur terre.

Entre les deux mondes, il y a ces zones d'obscurité, que nous devons traverser pendant les grandes détresses. Mais il suffit parfois tout simplement de croire en ces vies qui nous quittent, afin d'éprouver leur plus belle tendresse.

Le vert de notre pays se décline en colères, en amitiés et en amours éphémères, emprisonnées entre les deux mondes.

Observe ton île, écoute-la lorsqu'elle te parle. Et ses voix, qui s'accrochent à la pointe de ton coeur, te guideront au centre des deux mondes.

 


Par Ariirau - Publié dans : couleurs et sons de mon île
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 17:59

Le fils d'Aroatua Richmond et de Georges Poroi,
petit fils d'Adolphe Poroi et de Orimai Teioatua Henry,
frère de mon arrière grand mère Lucie Poroi,
oncle de ma grand mère Léa Poroi,
grand oncle de ma mère,
époux de Nina et
père de Ben, Andréa et Lena,
grand père de Nohorai, de Vai...
et notre tonton Benjamin, dit "Tamin" pour ses amis.

Tonton Benjamin nous a quitté le 6 décembre 2008 au soir à l'âge de 77 ans. Il vivait à Faa'a.

Benjamin POROI est le dernier de nos anciens POROI.

Le fils d'Aroatua avait un coeur, une force et une constance dans sa gentillesse que je ne trouverai plus jamais ailleurs.
Avec son envol, s'affine encore plus le seul lien d'affection qui nous liait, ma mère, moi et mes frères, au clan des Poroi. Je n'en connais pas un, de cette famille qui puisse remplacer le grand Benjamin, si ce n'est son propre fils.

Nous savons qu'il est en paix, qu'il était aimé ici, et qu'il sera aimé là-bas.

Cinq minutes à partager avec toi, dans les bras du Seigneur :

Iaora i te Farerei





Par Ariirau - Publié dans : lettres
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 00:08

Profites-en cOOkies chien-banane, profites-en,

tu as vu ta voisine, dans quel état elle est?

Elle traîne sous son ventre la galle, des enflures embusquées

sur toute sa peau maltraitée, la famine l'a minée.

Alors profites-en bien uri-banane, tu as vu les aut'chiens du quartier?

Ils boitent, ils clopinent, et ils pleurent, à longueur de journée.

 

Quand tu seras vieux, on ne fera même plus attention à toi.

Le sort de Yuki t'es même réservé.

Un coup de pelle, et ouste, planqué sous les graviers.

 

Et l'autre chien, tu l'as bien regardé, Cookie?

Dans un cube, à une chaîne attaché,

il crève de soif, et tellement déshydraté qu'il n'arrive même plus à aboyer.

Alors oui oui, profites en bien,

Cookie, chien-banane.

 

 

 

 

 

Par Ariirau - Publié dans : articles impulsifs
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 00:24

 

 

... Notre mémoire est un corail, un bout de corail, et puis un galet gris, poli par la mer, poreux, filtré, comme un nid de guêpes, il s’effrite, devient sable, grain de sable, d’une couleur crémeuse, un blanc légèrement cassé, presque beige. Parfois noir, gris, jusqu'au blanc cassé....

 

 

Par Ariirau - Publié dans : Je vous aime moi non plus
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