Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 22:08

;;;Il naquit le 27 juin 2027 d’une mère au visage immaculé de poupée porcelaine, jeune femme déflorée comme une fleur impudique telle un hibiscus rouge orangé, flora tropicalès ostentatoire, qui projette cet épis granuleux, petit phallus végétal reposant pas très courageux, aux traînées de semences colorantes jaunâtres, à qui embrasse la Tahitienne de trop près sur la joue.

 

On le fit sortir, à l’aide de forceps, du ventre marbré blanc cassé d’une maman plus croyante qu'athée, selon les flux des marées, lesbienne et hétérosexuelle, généreuse et radine à la fois, ayant toute la jambe gauche tatouée jusqu’à mi-cuisse, deux margouillats face à face en position d’attaque au-dessus de ses seins et un poème de Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun, penseur du début du siècle, gravé sur le côté droit de son dos, coulant comme une rivière fluette de son épaule jusqu’à la naissance de sa hanche, Ceci n’est pas un Pays, c’est une terre ma’ohi.

 

Car Marie-Agathe Tupa vénérait les poètes de son île, persuadée que le Metua guide serait un poète homme ou femme de savoir, car c’était bien deux poètes qui avaient redonné la dignité à tout le peuple noir en faisant d’un vilain mot porteur de honte et de douleur « Nègre », un mouvement noble, fier, émouvant, affectionné, « la Négritude ». Ayant perdu tous ses recueils de poésie dans l’ère présorcière, elle fit inscrire ce poème sur sa peau : ainsi il ne disparaîtrait qu’avec elle.  L’ironie fut que le destin la foudroya d’un cancer de l’épiderme alors que Jaco Tupa était au sommet de sa gloire, vingt-cinq ans plus tard. Destin funeste qui s’en prit à la peau de Marie-Agathe, une peau qui racontait tant de choses.

 

Pour Jaco Tupa, le corps de sa mère fut une terre à lui seul. Il crut même toute sa vie, que le poème était une métaphore dédiée au corps maternel.  Elle ne fit jamais rien pour l’en dissuader, son fils étant le seul être humain auquel elle fut profondément attachée, ayant découvert que le don de soi pouvait être autre chose que sacrificiel.

 

Elle avait les mollets bas et l’haleine fraîche ; îlienne sans homme ni femme ni bête pour l’accompagner dans sa vie terrestre, elle errait constamment dans la précarité.

 

Parfois vendeuse de poulets broche, debout, portant un tablier blanc dessus quelque tee shirt multicolore ventant les mérites d’un parti quelconque, debout donc dans une roulotte calée sur un bord de route ou parquée dans une rue adjacente au marché de Papeete,  une roulotte baptisée Ma Petite Poulette, qui vendait des poulets sauce créole, des poulets frits, des poulets blancs. Elle portait alors deux tresses qui passaient sous ses oreilles et reposaient sur sa poitrine, du 90 B.

 

Marie-Agathe Tupa subsistait en dents de scie, d’aisance en pauvreté, parfois taille fine parfois surpondérée. Heureuse et dépressive à la fois, haïe ou adorée, mais jamais au milieu. Toute en superficie et toute en profondeur.

 

La génitrice affectueuse, mère porteuse d’un prodigieux fils avait deux valises et elle dormait chez les uns et chez les autres ; elle traversait avec ces gens les tourments désagréables du quotidien ainsi que leurs petits bonheurs silencieux qui pointent dans la routine de façon si discrète qu’on ne les savoure pas à leur juste valeur.

 

Témoin involontaire de scènes de ménage, de réprimandes, de rots ou de pets familiaux, de journaux télévisés imposant le silence complet dans le salon, et de portes de frigidaires qui s’ouvraient et se refermaient, qui s’ouvraient et se refermaient, d’éponges sales qui essuyaient la table, de câlins papa-maman, ou d’enfants tirant un de ses minous par la queue ou l’écartelant comme une poupée pour se distraire. … éprise de liberté, elle se retrouvait face à elle-même, avec plaisir et soulagement dans le vagabondage, dans les nuits chaudes à la belle étoile, entendant le bruit lointain des spacio mobiles, des spacio motos, apercevant, parfois en plein accès de plaisir, quelque crabe fluorescent bleu à quelques pas de ses rêves....

Par Ariirau - Publié dans : extraits de romans
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 00:52

Il semble changer, le temps du texte "Pour une poignée de Mandarins", de Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun, texte paru dans Le Sale Petit Prince en 1999, également dans les Nouvelles de TAHITI la même époque.

 

La plus grande difficulté du critique littéraire qui évolue dans un monde insulaire clos, où tous les égos d'écrivains peuvent se culbuter et se froisser, sa difficulté est de s'attacher à l'étude de la matière littéraire en prenant le plus de recul possible. 

 

 Dix ans après la publication de "Pour une poignée de Mandarins", texte dans lequel JM Tera'ituatini Pambrun regrettait que les critiques littéraires universitaires excluent du débat les principaux concernés de la nouvelle parole polynésienne, Sylvie André professeur de littérature comparée à l'Université de la Polynésie française, se consacre à ce que nous écrivons dans notre pays, mais aussi en Polynésie.

 

 

Ci-dessous, quelques informations supplémentaires sur "Le Roman Autochtone dans le Pacifique Sud: Penser la Continuité" en vente sur le Net aux Editions L'Harmattan ; la table des matières du livre vous donnera un aperçu sur la réflexion de l'ouvrage;

 

Les littératures du Pacifique sont mal connues en France et plus généralement en Europe. Pourtant, du fait de l’ histoire et de la géographie, les communautés qui vivent là disent des choses qui méritent d’être plus largement entendues. Cet ouvrage sur les littératures émergentes du Pacifique, anglophones ou francophones, est avant tout un dialogue avec les données anthropologiques si nombreuses et si bien connues qui ont été recueillies depuis des dizaines d’années. Grâce à l’anthropologie, ces communautés voient leur culture reconnue et valorisée. Leur art est de plus en plus apprécié, notamment à cause du Musée Branly. Par ailleurs le Pacifique est une des régions privilégiées des grands voyages de découvertes entrepris dès le XVIII° siècle. De nos jours, les évolutions de ces sociétés pluriethniques sont scrutées avec intérêt par les anthropologues. Les romanciers autochtones contemporains font de leur art le moyen de proposer une réflexion sur l’Avenir de cette région du monde, utilisant tous les miroirs qui leur sont tendus pour trouver leur propre voie.

 

Table des matières

 

I. La question de l’oralité.

 

II. Les littératures exotiques et coloniales : rupture proclamée, chassés-croisés.

 

III. La situation de l’écrivain.

 

IV L’Autochtonie contre l’émergence de l’idée nationale.

 

V. L’offre culturelle à travers une écriture autre.

Sur l'auteur:

Sylvie André a enseigné dans les universités d' Alger, de Libreville, au Portugal, en Nouvelle Zélande, en Espagne...

La littérature comparée et la littérature francophone sont un domaine de prédilection, en quelque sorte, de par ses expériences humaines, ses voyages dans des cultures orientales, africaines, océaniennes et occidentales. Sylvie André fait une analyse pointue des personnages- féminins notamment- et elle s'attache beaucoup au reflet social de notre monde post colonial, dans notre écriture.

Son parcours vaut la peine d'être cité: Sylvie André est une ancienne élève de l'ENA de la promotion Marc Bloch (1997). Elle a publié 9 livres, 45 articles scientifiques, a participé à une vingtaine de colloques internationaux.

De 2000 à 2007, elle fut secrétaire générale de l'Association Internationale de Littérature Comparée, depuis 2005, Sylvie André est vice présidente de la Fédération Internationale des Langues et Littératures Modernes, elle dirige, entre autres, le programme de recherche "Transcultures", l'Institut de Recherche Interdisciplinaire sur le Développement Insulaire et le Pacifique.

 

 

Par Ariirau - Publié dans : culture 2008
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 04:38

Squeezing happiness to get lime juice, drinking in a pink sea, under a blue sky, on grey sand,
in Fenua.


Squeezing happiness to get lime juice, in a pink sea, with uncle Teddybear diving in the water,
playing with two Ma'ohi angels,
in Fenua.


Squeezing happiness to get sweet lemon juice, in a pink sea,
stroking his wet and furry back, under a white cloud,
wearing a green hat
made in Fenua.

Squeezing happiness to get lime juice in a pink sea, watching them diving and jumping,
 watching them opening children's eyes in salted water,
in Fenua. 

Squeezing heaven limes to get  life joy juice in a pink sea,
Eternity is not enough,
to erase their shouts and  forget their laughs.

green.

Like green grapefruit juice.

Like a Marquisian hat,
like joy, like hope.

sweet and pleasant to the eye,
pleasant to my life,
Like lime.

 

 

Photo @ http://tahitinui.blog.lemonde.fr/

Par Ariirau - Publié dans : little poèmes
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 00:44

Signature de "Matamimi", samedi 15h, au salon du Livre de Papeete, à la Maison de la Culture. En vente sur le site http://www.auventdesiles.pf/

 

 

Dans Matamimi, les répétitions, les onomatopées, la palette de certains motifs dépeint un monde vif en couleur pour des caractères en noir et blanc. La narration est une longue lettre à Matamimi, où l’emploi de la deuxième personne du singulier, plonge le lecteur dans un monde intime : celui de la mère célibataire et de sa fille. Ce n’est véritablement qu’à la fin du roman qu’on s’aperçoit que cette mère narratrice, au comportement dictatorial, n’est en fait qu’une femme qui n’a jamais su affronter la réalité de l'interruption de la vie de son enfant, ni la culpabilité liée à cette mort. Pour survivre, la narratrice s’est construite une enfant sur la page.

 

 

 

J'écris de façon impulsive et mon second roman Matamimi, sortira six mois après la sortie de Je reviendrai à Tahiti. Le second roman a été écrit en quatre mois. C'est Matamimi qui sera dédicacé à la maison de la culture, samedi à 15 heures. 

 

Dans Matamimi, il n'y a aucune influence de mes lectures, c'est un roman plus sincère que le 1er.

 

 

Le troisième roman Blanc cassé, en cours de finition, a subit beaucoup plus d’épreuves, son histoire est un "muki" : initié en octobre 2004, le manuscrit est brûlé dans un incendie en novembre 2006. Sa genèse est plus mature que les deux premiers, on retrouve une violence plus marquée qui dénonce l’intolérance et l’enfermement psychiatrique. L’atmosphère est surréaliste, les années se comptent en lettres (200A, 200Y), toute une île tombe sous le sortilège d’une « bête à deux têtes ». Les personnages de ce roman portent le nom des essais nucléaires faits en Polynésie française de 1966 à 1996 : Encelade, Aldebaran, Toucan. La métaphore et la personnification sont des langages de prédilection pour l’auteur. Rien à voir avec le premier, c'est un autre monde.

 

Comme tous les écrivains, j'écris et j'engage des textes, des embryons d'histoires, des embryons de personnages: La Patrie Mystique a été commencé lorsque j'étais accueillie chez Jean-Marc Pambrun, Mafatu Boum Boum est un embryon qui n'a qu'un an, et Quand tu dormais, viens tout juste de se former. D'autres romans sont à l'état cellulaire, j'attends de vieillir un peu plus pour pouvoir les libérer. Nous les écrivains, généralement, nous ne pouvons pas vivre d'amour et d'eau fraîche. Il nous faut cohabiter deux mondes: il y a celui du quotidien, de la réalité des autres, avoir du ma'a dans son assiette, et il y a un autre monde, celui de nos personnages, qui sont en attente, qui dorment lorsque nous sommes entourés des autres.

 

Chaque roman que j'écris est lié l'un à l'autre par une scène commune, même si les histoires n'ont absolument rien à voir les unes avec les autres. C'est une sorte de mise en abîme, une chaîne.

 

Les thèmes

 

Les romans publiés ont un personnage central et féminin.

 

Le rapport à la mère est conflictuel et inaliénable. Le personnage du père est absent mais l’on se réfère à lui : dans Je reviendrai à Tahiti, le père incarne à lui seul la France et dans le second roman intitulé Matamimi, le père est idéalisé, il devient immortel (il « renaît » à chaque fois que la narratrice ouvre les yeux).

 

Le personnage principal du roman Je reviendrai à Tahiti porte volontairement deux prénoms, « Clara-Aroatua », prénom composé comme celui de l’auteur (Stéphanie-Ariirau) qui reflète sa double identité culturelle, à la fois française et tahitienne. L’amant est avant tout le ‘tumu tane’, l’homme-tronc, un homme enraciné dans sa culture ; il porte la figure du militantisme et de l’indépendance. Clara-Aroatua substitue cet homme qu’elle appelle « son vieux »  par un « vibromasseur rose » qui « fait beaucoup trop de bruit ».

 

Le traitement du corps est central: Clara-Aroatua est un personnage à la fois rebel et traditionnel : Dans sa volonté de remplacer le phallus de l’homme par un vibromasseur, ou d’uriner devant sa maison tout en regardant la lune, mais aussi dans cette façon qu'elle a de prendre la vie à la légère, jusqu'au jour où elle se retrouve seule dans un pays étranger, et que tout semble devenir si sérieux ; et traditionnel, car l’accomplissement du personnage féminin se réalise dans une fin hypothétique de la maternité et du sentiment de protection qu’elle éprouve avec le vieux Tahitien.

 

Dans une verve différente et à peine plus pudique, la narratrice de Matamimi expliquera à sa fille que la sexualité est à la base de toutes les créations. Mais on ressent aussi cette envie qu'a la mère de toujours vouloir palper l'existence de sa fille, la scène avec les savates rouges, la scène de conflit.

 

Derrière des paroles parfois violentes, à la limite du vulgaire, les personnages femmes sont des êtres marqués par l’avortement, un thème qui ressurgit dans les deux romans. La scène est identique dans les deux fictions qui ne sont absolument pas liées.

 

La métaphore du requin mutilé de ses ailerons et rejeté à la mer dans Je reviendrai à Tahiti annonce l’amputation inévitable que subira le personnage féminin.

 

Mes personnages principaux marchent en équilibre sur une corde; à tout moment ils risquent de chuter.

 

 

Dans Matamimi, je revendique mes origines bretonnes et mayennaises pour me démarquer de la tendance identitaire. Le simple fait que je fasse usage de mon prénom tahitien « Ariirau » alors que je suis blanche, dérange. Mais je sais qui je suis, et le reste n'a pas d'importance. Je suis née à Pirae, ma mère s'appelle Teioatuatehoahoarai et mon père s'appelle René, je suis la petite fille de Léa Poroi, fille de Lucie Poroi, fille d'Aroatua Richmond fa'a'amu Maire, épouse de Georges Tauata Poroi, fils de Adolphe Marouo Poroi et de Orimai Teioatua Henry... et je peux continuer ainsi, jusqu'au début des temps. Mon appartenance à ce pays n'est pas sur la peau, elle est dans le sang et dans ma mémoire.  

Nombreux sont les Polynésiens qui vivent la même expérience du métissage et qui n'auront jamais à choisir et qui sont légitimes, ici et là bas.

 

Et tout ce que j'écris, vient du coeur, du ventre, de mes origines.

 

Bibliographie :

 

PUBLICATIONS

D’ARTICLES

 

 « Sentiment d’abandon et désir de liberté dans la littérature polynésienne » Dixit 2007-2008 : 266-267

 « Le corps humain, c’est le corps social », Litterama’ohi 13 : 154

 

 « Atollismes, littérature éclatée de la Polynésie française » Litterama’ohi 11 : 97

 

 « L’espace dans l’écriture polynésienne » Litterama’ohi 11 : 92

 

« La nuit des bouches bleues » de JMT Pambrun : Définition d'une littérature francopolynésienne Mosaïquée » Litterama’ohi 8 : 11

 

  « Pollen de Jean-Noel Chrisment : fécondation du deuil » (en attente d’une étude comparative avec le film « Pollen » d’Ange di Maria) sur www.ariirau.com

 

 

Courtes fictions          Implosion, Litterama’ohi 11

                                   Si près de la Vague, Sillages, 2007

                                   Sur l’atoll de la truie, 2004 non publiée, disponible sur www.ariirau.com

 

 

ROMANS                    Je reviendrai à Tahiti, L’Harmattan, septembre 2005

 

                                    Matamimi, la vie nous attend Au vent des îles, mars 2006                            

           

Conférences Littéraires

 

                                    « Le roman de la Rose : entre homo érotisme et homosexualité » TULSA, Texas, conférence de littérature médiévale (1999-2000)

 

                                    « Theorizing Francophonie: Marginalisation of French Polynesian writers on the literary scene? » Oahu, Hawaii (janvier 2005)

 

INTERVIEWS

                                    Rencontre avec Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun à New York City, mai 2005: Le Bambou Noir Extrait sur www.ariirau.com , en attente de publication.

 

 

AUTRES         articles impulsifs, poèmes, impressions et nouvelles sur www.ariirau.com

 

Par Ariirau - Publié dans : Sur l'auteur
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 23:40

 

Quand je paresse, je suis comme mon chat, je m'en fous des autres, mais pas du monde.


 

La paresse, c'est productif. The fiu attitude a été l'objet d'un siècle de production littéraire en Occident: le spleen.

 

 

 

Socrate en a parlé, Chateaubriand en a parlé, Baudelaire l'a disséqué, et mon chat l'a testé.

 

 

 

Quand je paresse, les turbines fonctionnent et le moteur roule, la terre continue de tourner sur le même axe oblique, en attendant la prophétie qui annonce 

qu'elle se déplacera de 35°,

que le monde s'engouffrera dans le noir et que les hommes crieront "au loup!",

 

mais je suis comme mon chat, mimi  named Dude, je m'en fous des autres, et un petit peu du monde..

La paresse, elle s'immobilise avec complaisance au centre du bruit de la terre,

de ses gargouillements de stratosphères, de lithosphères, jusqu'à l'enfer.

Les fourmis travaillent et les hippocampes vaporisent leurs œufs,

 

mais je suis comme mon chat, mimi tout blanc named Dude, je m'en fous des autres, et un petit peu du monde.

La paresse, elle s'exprime comme une rebelle dévoilée, elle fait sa fête à Zorro et à tous ceux qui sont masqués, parce qu'elle ne porte pas de masque,

juste un manque de volonté,

mais moi je suis comme mon chat, Brooklyn mimi named Dude, je m'en fous des autres et un tout petit peu du monde.

La paresse est là, elle se fait désirer, et nous trimons pour pouvoir manger, quand lui n'a qu'à miauler to get his croquettes. Quand vient l'heure du repos, tout en fin de journée, la paresse nous flanque sa bouille fatiguée.

La paresse, ce n'est pas un vice, elle est productive de tout plein de réflexions qui tournent en rond autour des orteils, bien écarquillés. Quand le monde agresse, que la violence me brise, que la tristesse m'attise. Je m'allonge comme lui, en face de rien, jusqu'à ce que tout aille bien.

Quand je paresse, je suis comme mon American mimi named Dude, je m'en fous des autres, un petit peu du monde.

 

Jamais pour très longtemps, pourtant.



Par Ariirau - Publié dans : articles impulsifs
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