Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 03:18

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Le monde onirique, symbolique, expressif,

 

-ici rouge vif: l'innocence en couche-culotte, au centre, entouré des vices du monde (guerre, sexe, morts, charognards), un peu tel un foetus encore dans le ventre de sa mère (couleur rouge sang) mais témoin des réalités qui l'entourent--

 

ce monde pictural de Bousquet qui ne laisse jamais indifférent, tellement il est extrême, sera exposé à la Galerie des Tropiques du 8 au 20 octobre 2010.

Par Ariirau - Publié dans : Culture 2010
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 21:19

Article des NOUVELLES DE TAHITI, aujourd'hui 15 septembre 2010: Culture et politique font un mauvais mariage. Lien: "La Culture fait de la résistance"

 

 

Par Ariirau - Publié dans : Culture 2010
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 02:57

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Qu'elles soient connues ou pas, écrivain de tout âge, femmes journalistes, éditorialistes, poètes en herbe, qu'elles connaissent des problèmes d'expression, qu'elles sachent ou pas écrire, les Polynésiennes ont quelque chose à transmettre, quelque chose à vous dire. L'assemblée de la Polynésie française organise un évènement "Femmes & Ecritures" aux thèmes assez vastes, pour sortir de "l'élitisme du monde intellectuel":

 

 

Des problèmes d'illétrisme (qui ne sont pas particuliers à notre pays, mais aussi aux Etats Unis ou en métropole...) à ces personnes qui s'investissent sans mesurer le temps, comme Berthe, dans les quartiers, pour enseigner la lecture, ou encore à ces écrivains de romans, de scénario, d'éditoriaux... RFO diffusera une série de portraits, des femmes que j'ai interviewées avec plaisir: Vaihere Cadousteau, qui écrit des scenario en reo tahiti- langue qu'elle a apprise- pour le groupe de danse TAMARII TIPAERUI, Miriama Geoffroy artiste peintre qui métisse les genres, Titaua Peu écrivain engagée et animée par le sort de son pays, Mareva Talmant étudiante qui a toujours son carnet à portée de main pour griffonner ses humeurs et ses pensées... et à mon tour, de façon inattendue, j'ai été interviewée avec-bébé-qui-bougeait-dans-le-ventre, par Karine Le Flanchec... plusieurs ateliers seront mis en place dans le hall, des conférences, des expos (librairie Klima & Bookstore Vaima), des éditeurs (Haere Po, Au vent des îles), des dédicaces.

 

J'y serai donc, mercredi 15 septembre, de 15h30à 16h30-17h. Mais il y aura aussi Maeva Shelton, l'incontournable Flora Devatine, Dominique Morvan, Marie Hélène Villierme, et toutes ces personnes qui oeuvrent au CRDP, à la ligue de l'Enseignement....

 

 

Pour le programme, cliquez sur le : Lien.

 

Par Ariirau - Publié dans : Culture 2010
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 02:08

Comme chaque année, la conférence internationale des Sciences Humaines d'Hawai'i se tient sur l'île d'Oahu. Prévue début janvier 2011, la date limite de soumission des essais/ papers est le 21 août 2010.

 

La conférence couvre un large panel de thèmes, il y a donc une marge de propositions assez large.

 

Pour s'inscrire, aller sur le lien suivant:

 

http://www.hichumanities.org/cfp_artshumanities.htm

Par Ariirau - Publié dans : Culture 2010
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 04:12

J’aime sans doute les chapeaux blancs de Dubois. Sans doute me rappellent-ils à un temps que ma mémoire a effacé le jour de ma naissance. Oui, parce que le tunnel est loin et long, jusqu’à la lumière du jour, jusqu’à l’air qui envahit nos poumons, jusqu’au cri de la vie organique, matérielle, humaine. Le parcours jusqu’au premier souffle est tel un combat, qu’on oublie tout ce qu’on a pu vivre dans le ventre de nos mères ce jour où nous ouvrons les yeux. Et nous naissons amnésiques, alors que nous connaissions déjà le monde, et les chapeaux blancs.

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Oui, elles portaient toutes des chapeaux blancs, ou les cheveux serrés dans une natte, comme toi, ma mère, ta mère, la mère de celle-ci, et cette mère ultime, dont le prénom commençait par la lettre A, prénom qui n’apparaissait nulle part ailleurs, icône d’amour, de force et de fragilité, sorte d’Eve de notre généalogie de femmes, ancre de plomb d’une lignée d’ancêtres, de New York à Kaukura, de Kaukura à Tipaerui, de Rome à Papeete, d’Irlande à Tipaerui, de Bretagne jusqu’ici, de Tipaerui jusqu’aux âmes, dans mon ventre.

 

Mais je l’aimerais, sans doute, plus, ce tableau de Dubois, si elles ne se ressemblaient pas toutes autant. Parce que dans la vie, nos femmes sont charnues, fortes, plantureuses, quelques fois si fines, et les formes de leurs visages s’allongent ou s’arrondissent.

 

Et ce sont les tons de leurs voix, emmêlés dans la  louange au Seigneur, ces dimanches matins où le soleil ne brûle pas autant le bitume des rues de Papeete. Combien de fois nous sommes nous attristées, maman, lorsque nous écoutions toutes les deux les chants des Protestantes qui faisaient vibrer en toi les cordes musicales de ton enfance et de ton éducation, en moi issue d’un autre monde, la voix d’une grand-mère qui m’avait déjà remplacée pour ne pas souffrir.

Par Ariirau - Publié dans : les gens de mon pays
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