POUR UNE POIGNEE DE SYNDICALEUX
"... Mais à quoi servent donc ces syndicats? Tout simplement à faire des travailleurs les instruments inconscients d'une politique élaborée à l'extérieur pour les minorités organisées qui les dirigent. En Polynésie, le souci des classes dirigeantes [ou accrochées au pouvoir aussi laidement que des accrocs en manque-- Ariirau] est ... de maintenir leurs privilèges le plus longtemps et par tous les moyens. Un souci partagé par de nombreux responsables syndicaleux qui ... ont appelé leur nouvelle mécannique "effort de solidarité en faveur des exclus"....
Pour ma part je refuse d'être le citoyen de ce système qui développe une mentalité faussement égalitaire où les faibles aident les forts à exploiter les faibles. C'est pourquoi je demande aux travailleurs démissionner de ces syndicats, d'autogérer leurs entreprises avec les subventions qu'il (le gouvernement) verse actuellement aux syndicats. Ainsi les travailleurs pourront recruter nos géniaux leaders syndicaux pour qu'ils usent auprès d'eux des mêmes conseils stupides. Là on y verrait certainement plus et il y aurait vraiment du progrès."
C'est ainsi que le sale petit prince décrivait la poignée de syndicaleux qui existaient sur son île, en 1993. Qui donc le contredirait aujourd'hui, 17 ans plus tard?
Rien n'a changé. Les syndicats sont toujours subventionnés par le pays, toujours copains comme cul & chemise avec les mêmes politiques, toujours en train de vouloir faire la pluie et le beau temps en oubliant l'essentiel.
Hier, ils menaçaient que si on mettait en place la réforme de la CPS, ils bloqueraient tout! bien satisfaits de montrer publiquement leur insatisfaction jusqu'au renversement du gouvernement, ils bloquent tout, aujourd'hui, à cause, entre autre, de l'absence de réforme de la CPS!
Cette poignée de syndicaleux suivis par trois quatre noisettes de travailleurs manipulés sur tout le territoire, veut faire sa loi, et ne craint pas d'empirer les choses jusqu'à de nouvelles pertes d'emplois engrangées par cette nouvelle crise dont ils sont, cette fois, directement la cause.
C'est le cercle vicieux de la démocratie, dont les parties membres, prétendant défendre les intérêts des plus faibles, ne font surtout que le contraire.
Je m'arrête aujourd'hui sur l'album de Maruao, Fa'Atano, pour sa qualité musicale et son style bien
particulier qui mélange à la fois le reo tahiti, English, et français, guitare, percussion, harmonica, saxophone... le tout bien secoué dans une calebasse.









