Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 00:52

Il semble changer, le temps du texte "Pour une poignée de Mandarins", de Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun, texte paru dans Le Sale Petit Prince en 1999, également dans les Nouvelles de TAHITI la même époque.

 

La plus grande difficulté du critique littéraire qui évolue dans un monde insulaire clos, où tous les égos d'écrivains peuvent se culbuter et se froisser, sa difficulté est de s'attacher à l'étude de la matière littéraire en prenant le plus de recul possible. 

 

 Dix ans après la publication de "Pour une poignée de Mandarins", texte dans lequel JM Tera'ituatini Pambrun regrettait que les critiques littéraires universitaires excluent du débat les principaux concernés de la nouvelle parole polynésienne, Sylvie André professeur de littérature comparée à l'Université de la Polynésie française, se consacre à ce que nous écrivons dans notre pays, mais aussi en Polynésie.

 

 

Ci-dessous, quelques informations supplémentaires sur "Le Roman Autochtone dans le Pacifique Sud: Penser la Continuité" en vente sur le Net aux Editions L'Harmattan ; la table des matières du livre vous donnera un aperçu sur la réflexion de l'ouvrage;

 

Les littératures du Pacifique sont mal connues en France et plus généralement en Europe. Pourtant, du fait de l’ histoire et de la géographie, les communautés qui vivent là disent des choses qui méritent d’être plus largement entendues. Cet ouvrage sur les littératures émergentes du Pacifique, anglophones ou francophones, est avant tout un dialogue avec les données anthropologiques si nombreuses et si bien connues qui ont été recueillies depuis des dizaines d’années. Grâce à l’anthropologie, ces communautés voient leur culture reconnue et valorisée. Leur art est de plus en plus apprécié, notamment à cause du Musée Branly. Par ailleurs le Pacifique est une des régions privilégiées des grands voyages de découvertes entrepris dès le XVIII° siècle. De nos jours, les évolutions de ces sociétés pluriethniques sont scrutées avec intérêt par les anthropologues. Les romanciers autochtones contemporains font de leur art le moyen de proposer une réflexion sur l’Avenir de cette région du monde, utilisant tous les miroirs qui leur sont tendus pour trouver leur propre voie.

 

Table des matières

 

I. La question de l’oralité.

 

II. Les littératures exotiques et coloniales : rupture proclamée, chassés-croisés.

 

III. La situation de l’écrivain.

 

IV L’Autochtonie contre l’émergence de l’idée nationale.

 

V. L’offre culturelle à travers une écriture autre.

Sur l'auteur:

Sylvie André a enseigné dans les universités d' Alger, de Libreville, au Portugal, en Nouvelle Zélande, en Espagne...

La littérature comparée et la littérature francophone sont un domaine de prédilection, en quelque sorte, de par ses expériences humaines, ses voyages dans des cultures orientales, africaines, océaniennes et occidentales. Sylvie André fait une analyse pointue des personnages- féminins notamment- et elle s'attache beaucoup au reflet social de notre monde post colonial, dans notre écriture.

Son parcours vaut la peine d'être cité: Sylvie André est une ancienne élève de l'ENA de la promotion Marc Bloch (1997). Elle a publié 9 livres, 45 articles scientifiques, a participé à une vingtaine de colloques internationaux.

De 2000 à 2007, elle fut secrétaire générale de l'Association Internationale de Littérature Comparée, depuis 2005, Sylvie André est vice présidente de la Fédération Internationale des Langues et Littératures Modernes, elle dirige, entre autres, le programme de recherche "Transcultures", l'Institut de Recherche Interdisciplinaire sur le Développement Insulaire et le Pacifique.

 

 

Par Ariirau - Publié dans : culture 2008
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