Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 04:16
C'est par le trou de la serrure que se dévoile une existence. Ma brosse à dent se colle à la tienne, ça manque d'hygiène. Trois brosses à dent sont dans le verre pourtant on vit à deux. Celle qui est dans son coin, est aussi la mienne, celle d'avant toi, que je n'ai pas balancée, je me demande bien pourquoi. Sans doute par masochisme, j'ai besoin de conserver des objets de ma vie de célibataire, je ne suis pas psy, je ferais mieux de me taire.

Tous les écrivains regardent par le trou de la serrure. Certains observent sans envier et d'autres vivent pour ensuite mieux raconter. Je ne suis pas du genre à regarder par les trous des serrures. J'aime expérimenter pour être plus sincère dans l'écriture. De ce côté ci, la vie m'a gentiment comblée, de solitude, d'incompréhensions, et de méchancetés. Mais aussi de plaisirs et de gentillesse. Je n'ai pas vraiment eu besoin de regarder par le trou de la serrure.

Pourtant, c'est par le trou de la serrure que se dévoilent délicieusement nos existences. Je me pose la question de savoir s'il existe des anges qui se promènent dans les coins de notre atmosphère. S'ils nous épient, s'ils partagent nos fous rires et nos peines. S'ils est possible de s'émouvoir, sans tout voir, par le trou d'une serrure.



Par Ariirau - Publié dans : le goût du jour
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